Moins de demandes acceptées, un coût du crédit perçu en hausse, des retards de paiement qui pèsent toujours : le point sur le financement court terme des PME en cette fin 2026, et les réflexes à adopter.
Oui, majoritairement, mais un peu moins facilement. D'après l'enquête trimestrielle de la Banque de France publiée le 20 octobre 2026, 81 % des PME qui ont demandé un crédit de trésorerie au 3e trimestre l'ont obtenu en totalité ou à plus de 75 %, contre 83 % au trimestre précédent. Dans le même temps, 41 % des PME déclarent une hausse du coût de leur crédit. Un dossier bien préparé et la mise en concurrence des financeurs font donc la différence.
Chaque trimestre, la Banque de France interroge les PME (10 à 249 salariés) et les ETI (250 à 4 999 salariés) sur leurs demandes de crédit et leurs réponses. La dernière édition, publiée le 20 octobre, est titrée sur un point clé : la perception d'une hausse du coût du crédit s'accentue (Banque de France, accès des entreprises au crédit, T3 2026).
Seules 7 % des PME ont demandé un crédit de trésorerie au cours du trimestre. Parmi elles, 81 % l'ont obtenu en totalité ou à plus de 75 %, après 83 % au 2e trimestre. Pour les ETI, le taux d'obtention est de 94 %. Le recul reste modeste, mais il confirme que les banques regardent les demandes court terme des PME avec plus d'attention.
Le contraste avec l'investissement est net : 19 % des PME ont demandé un crédit d'investissement et 96 % l'ont obtenu. Les banques financent volontiers un actif identifié (machine, véhicule, local), plus facilement qu'un besoin de trésorerie dont elles maîtrisent moins l'usage.
Plus d'un tiers des PME ont demandé une ligne de crédit sur douze mois, et au moins 90 % l'obtiennent. Au 3e trimestre, 56 % des PME ont tiré sur ces lignes, un niveau stable. Le signal le plus fort concerne le prix : 41 % des PME constatent une hausse du coût du crédit, soit 16 points de plus en un trimestre. Ce ressenti est cohérent avec la remontée générale des taux, la BCE ayant maintenu le 29 octobre son taux de dépôt à 2,50 % sans annoncer de baisse (communiqué de la BCE).
Publié le 26 octobre 2026, le rapport annuel de l'Observatoire du financement des entreprises, présidé par la Médiatrice nationale du crédit, dresse un tableau nuancé (communiqué de la Banque de France) :
Le message est clair : le crédit reste accessible, mais il faut anticiper. Une entreprise qui sollicite sa banque avant la tension de trésorerie est toujours mieux reçue qu'une entreprise qui l'appelle le jour où le compte passe dans le rouge.
Une grande partie des besoins de trésorerie des PME ne vient pas de leur activité, mais de leurs clients. Le rapport de l'Observatoire des délais de paiement, publié fin septembre, estime à 13 milliards d'euros la trésorerie dont disposeraient les PME et microentreprises si les retards de paiement n'existaient pas (communiqué de l'Observatoire des délais de paiement). Les retards moyens atteignaient 13,4 jours fin 2025, et moins d'une grande entreprise sur deux respecte le délai légal de 60 jours.
Pour une PME, cela signifie concrètement un besoin en fonds de roulement plus lourd que prévu, financé par du découvert. Or le découvert est l'un des financements les plus coûteux : depuis le 1er octobre 2026, son taux d'usure pour les entreprises et les professionnels est fixé à 19,08 % (Banque de France, taux d'usure T4 2026).
Le financement de trésorerie et du BFR couvre le décalage entre vos encaissements et vos charges : facilité de caisse, découvert autorisé négocié, crédit de campagne pour une activité saisonnière ou prêt de trésorerie amortissable. Bien calibré, il coûte moins cher qu'un découvert subi.
Quand le problème vient des délais clients, l'affacturage permet de céder vos factures à un factor qui vous avance leur montant, moyennant une commission. Votre trésorerie suit alors votre chiffre d'affaires au lieu de dépendre du bon vouloir de vos clients.
Financer un investissement sur fonds propres ou sur le compte courant assèche la trésorerie. Un crédit professionnel ou un crédit-bail étale la dépense sur la durée d'utilisation du bien, et l'enquête de la Banque de France montre que ces financements restent largement accordés.
Pour les dirigeants propriétaires d'un bien, le prêt trésorerie hypothécaire peut apporter des fonds lorsque les solutions classiques sont fermées. C'est un crédit garanti par une hypothèque : en cas de défaut de remboursement, le bien mis en garantie peut être saisi. Il doit donc être étudié avec prudence.
En cas de blocage persistant, la Médiation du crédit aux entreprises de la Banque de France peut être saisie gratuitement, et un Tiers de confiance de la Médiation est joignable au 3414 (numéro gratuit).
FB Conseil analyse votre besoin, identifie le levier adapté (crédit court terme, affacturage, crédit-bail, crédit professionnel) et présente votre dossier aux établissements partenaires les plus pertinents. Nous vous rappelons dans la journée et vous remettons une solution chiffrée sous 48 heures. La décision finale appartient toujours à la banque ou au financeur : aucun taux, accord ou délai de déblocage ne peut être garanti.
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Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Financement soumis à l'étude et à l'acceptation des établissements partenaires. FB Conseil est mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (MIOBSP), immatriculé à l'ORIAS sous le n° 25007425.
Selon l'enquête de la Banque de France publiée le 20 octobre 2026, 81 % des PME qui ont demandé un crédit de trésorerie au 3e trimestre l'ont obtenu en totalité ou à plus de 75 %, contre 83 % au trimestre précédent.
Depuis le 1er octobre 2026, le taux d'usure des découverts en compte des entreprises et des professionnels est de 19,08 %, selon la Banque de France. Ce seuil est révisé chaque trimestre.
Un refus d'une banque ne signifie pas un refus partout. Vous pouvez présenter le dossier à d'autres établissements, étudier d'autres leviers comme l'affacturage, et, en cas de blocage, saisir gratuitement la Médiation du crédit de la Banque de France.
Cela dépend de la solution et de la banque. FB Conseil vous rappelle dans la journée et présente une solution chiffrée sous 48 heures, sans garantie de délai de décision ni d'accord de la part des établissements partenaires.